De: Jacques Halbronn [teleprovidence@yahoo.fr]
Envoyé: lundi 26 novembre 2012 22:13
À: dan
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Objet: nouvelle version du texte Astrologie mondiale
L’astrologie mondiale,  voie royale de l’Astrologie
Par Jacques Halbronn
 
Le monde pourrait fort bien se passer de la contribution de l’astrologie individuelle, ce qui n’est évidemment pas forcément  réciproque puisque cette astrologie se nourrit  du vécu des gens. En revanche, tout indique que l’Astrologie Mondiale aura à jouer un rôle majeur au cours du XXIe siècle. Il y a un vide que seule une astrologie mondiale rendue à ses fondamentaux peut combler et cela vaut notamment pour l’Europe, c'est-à-dire l’Union Européenne, c'est-à-dire la zone Euro.
Nous avions prévu que l’Europe allait traverser une zone de perturbations avec l’arrivée progressive de Saturne à la fin de son cycle quaternaire  de sept ans. Et on n’est donc pas surpris par les récentes déclarations et les intentions de David Cameron, le premier ministre britannique.
A l’évidence, nos dirigeants européens n’ont aucune idée de la façon dont les choses peuvent évoluer et ne disposent d’aucun modèle pour baliser le futur. Et c’est là que l’on voit que l’Astrologie Mondiale a un rôle à jouer alors que l’astrologie individuelle restera toujours un parent pauvre, somme toute assez négligeable et futile qui flirte avec la divination tant elle tente d’entrer dans les détails alors que nos existences sont « quantiques » et donc imprévisibles à une petite échelle mais prévisibles à grande échelle. Mais il semble que les femmes soient allergiques à l’idée d’une évolution qui ne va nulle part si ce n’est qu’elle avance,  ce qui ne semble, en revanche, pas gêner, spécialement les hommes. 
André Barbault n’a pas réussi,  force est de le constater, à imposer l’outil astrologique à l’échelle des Etats, des Unions,  chez les politologues et les historiens. D’aucuns diront que cela ne prouve rien. Il nous semble au contraire que tel est bel et bien l’enjeu.  Il faut impérativement se fixer des objectifs et juger ceux qui prétendent représenter les couleurs de l’astrologie à l’aune des « résultats ». Mais ce que nous nous appelons résultat ce n’est pas d’avoir réussi on ne sait quelle prévision selon des procédés plus ou moins opaques. Le « résultat », c’est d’être parvenu- ou pas -  à conférer à l’astrologie une certaine crédibilité dans le domaine où celle-ci entend faire ses preuves et ce n’est pas aux astrologues eux-mêmes  d’en juger. On ne peut pas être juge et partie.
Que sur les milliers de politologues, dans le monde, aucun n’ait été impressionné par tel ou tel outil astrologique laisse rêveur. Pour nous, l’explication est simple : c’est que les outils dont les astrologues se servent actuellement et la façon, en tout cas, dont ils les appliquent, ne  font pas le poids. Et ce ne seront pas des milliers de consultations individuelles qui y changeront quoi que ce soit et sauveront la mise.
Qu’est ce qu’un outil astrologique digne de ce nom ? Comme pour tout outil, il doit être facile  de s’y initier. Tout discours sur la (longue) durée d’apprentissage de cet outil est  décalé. On ne peut de nos jours que remarquer avec quelle aisance les gens s’initient à toutes sortes de systèmes, d’appareils. Il ne s’agit pas en effet d’encourager un quelconque corporatisme chez des astrologues qui défendent leur « savoir faire ». Il y a un temps où il faut  reconnaitre que ce savoir faire est caduc. C’est la dure loi du progrès.  Et cela vaut évidemment pour les enseignants en astrologie qui ont tout intérêt à faire durer les études en laissant miroiter qu’à la fin des fins, l’apprenti astrologue pourra « deviner » ce qui va se passer, dans les moindres détails. Nous ne voulons plus de bons ouvriers se servant de mauvais outils, ce qui est le lot de l’astrologie actuelle. Reconnaissons que les outils sont mauvais et qu’il faut en changer. Il ne nous intéresse pas de voir des astrologues  faire preuve d’ingéniosité pour faire passer du plomb pour de l’or.  Il est certes très méritoire d’apporter de la valeur ajoutée à l’astrologie comme lorsque l’on pimente ou assaisonne  un mets insipide, une viande ou un fruit sans goût, mais  ce n’est pas la bonne stratégie, même si elle convient à l’esprit féminin.
Comme nous le disions plus haut, l’astrologie a une vraie place à prendre et ce n’est pas dans la psychothérapie ou la voyance qu’elle le fera car les gens se moquent bien  de tels gadgets en surnombre. Cette place elle consiste à assurer une description fiable de la cyclicité des sociétés, des Etats. Il faut donc que les astrologues passent au haut de gamme et délaissent le bas de gamme. C’est d’ailleurs plus généralement un défi pour l’Europe que de bien choisir ses créneaux. Or, l’astrologie, actuellement, est considérée comme une activité  marginale et dont on n’attend rien au regard de ce qu’elle propose alors même que sur les créneaux qui pourraient être les siens elle s’est largement désengagée. C’est bien là le drame ! Mais le problème c’est que désormais le drame de l’astrologie, c’est le drame de l’Humanité et plus spécialement celui de l’Occident et de l’Europe. Le XXIe siècle sera astrologique ou ne sera pas.
Il importe que l’outil astrologique soit dans sa conception,  dans son « design » d’une extrême simplicité car seule une telle simplicité aura été susceptible de se transmettre depuis des millénaires. Ce n’est pas, faut-il le souligner, un outil ordinaire, c’est un outil plus organique qu’instrumental tout comme la faculté que nous avons de nous exprimer par des sons sans passer par une quelconque machine. Cette faculté astrologique qui peut être éveillée en nous consisterait à capter certains signaux célestes bien spécifiques  – y compris à la fin de la grossesse, si l’on en croit le modèle également très simple mis en évidence par Michel Gauquelin, durant une période de temps de repérage relativement longue. Rien à voir ni  de près ni de loin avec le labyrinthe d’un thème natal « classique »,  bien différent du schéma restitué par les statistiques  de Gauquelin. Le travers majeur de l’astrologie actuelle est son côté usine à gaz, alambiqué.
L’astrologie mondiale a toujours été  attirée par des modèles d’une grande simplicité, à l’instar des grandes conjonctions Jupiter-Saturne et leur maintien pendant 200 ans environ dans des signes de même élément. (Triplicité). Ce schéma qui joua le rôle d’outil astrologique pendant plus de huit cents ans (c 900- c 1700) n’est probablement ce que nous recherchons mais il indique une orientation minimaliste tout à fait vraisemblable d’un point de vue anthropologique. On ne compte pas le nombre de textes de cette période s’efforçant d’appliquer un tel dispositif fondé sur des données astronomiques précises – (bien que l’on se soit d’abord, jusque dans les années 80  du XVIe siècle, trompé de près de 150 ans quant à la durée d’un cycle complet, de 800 ans et non de 960 ans comme le croyait encore Nostradamus et Jean Bodin (cf. article wikipedia, sur les  Grandes Conjonctions). L’astrologue toulousain Auger (ou Oger) Ferrier corrigea le juriste angevin Bodin, qui vécut également, quelque temps, dans la ville rose, dans ce sens.
On peut d’ailleurs se demander pour quelles raisons les Grandes Conjonctions (ayant lieu tous les 20 ans) –qui avaient même servi pour  préciser la naissance de Jesus Christ -  finirent par ne plus trop intéresser. Que leur reprochait-on ? Rappelons quand même que l’un des grands succès de l’Astrologie mondiale est du à Pierre d’Ailly, lequel, dès 1414, avait avancé, selon des calculs  fondé sur l’astronomie et notamment sur le cycle de Saturne,  l’année 1789 comme année de bouleversements majeurs (à rapprocher de 1792 figurant dans l’Epitre de  Nostradamus adressée  au roi de France Henri II (1558).
Pour notre part, les grandes conjonctions présentent le défaut suivant : d’une part, une période de 20 ans entre deux conjonctions nous semble peu ergonomique de par sa durée et d’autre part, ces conjonctions ne se produisent jamais au même endroit d’une fois sur l’autre mais à 120° environ d’intervalle, ce qui nous semble assez mal commode.  Il est fort probable qu’un dispositif plus simple a du être constitué sur la base d’une planète lente – jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Saturne était la plus lente (révolution de près de 30 ans). Notre thèse, déjà souvent exposée, c’est que  l’on pouvait arriver à diviser le cycle saturnien en 4 temps d’environ 7 années, si l’on s’intéressait aux conjonctions de Saturne  avec les quatre étoiles fixes dites royales. 
C’est donc un tel outil que nous offrons en cadeau aux politologues et aux historiens de la longue durée (Nouvelle Histoire) lesquels, eux-mêmes, reconnaissent intuitivement qu’ils auraient bien besoin de structures sous jacentes pour mieux structurer leurs disciplines, ce que ,notre Astrologie devrait pouvoir leur apporter...
Pour en revenir aux applications de notre « astrologie conjonctionnelle », il nous parait évident que les humains n’ont pas,  en cette fin de 2012 qui fit tant de bruit-  dans leur immense majorité, conscience du cycle qui fait varier leur rapport au monde. Ils n’ont pas encore compris ; semble-t-il, que les choses se succédaient selon une grille binaire. Cette conscience d’un processus qui avance puis se disperse avant de renaitre ne fait pas partie, du moins jusqu’à présent, de nos représentations sociopolitiques. .
L’erreur souvent commise en astrologie mondiale serait de vouloir jouer sur des périodicités longues, au-delà de 7 ans. Or, ce dont a besoin notre civilisation pour ne pas dépérir, c’est de s’organiser sur des sous-périodes de seulement  quelques années, de l’ordre de trois-quatre ans chacune, bref d’une astrologie à dimension humaine, c’est ce qu’ont bien compris, ceux qui composent telle ou telle constitution prévoyant des mandats de 4-5 ans. Mais les constitutionalistes s’ils perçoivent une certaine rythmicité du monde sont dépourvus d’une structure leur permettant  d’être en phase avec un modèle astrologique approprié en phase avec la dynamique des sociétés. ..
Pour rebondir sur l’actualité, nous dirons que si les leaders  politiques ne disposent pas d’un modèle dualiste, doté d’un calendrier fiable, ils ne pourront planifier correctement le cours et les méandres des choses. L’Europe a tout à gagner à disposer d’un modèle comme le nôtre, elle qui par sa structure  fédérale même semble particulièrement vulnérable  à la cyclicité.
Grâce à notre modèle, l’on sait à quel moment la cohésion collective est à son paroxysme et à quel moment, elle est à son plus bas niveau. En ce sens, l’Europe est un excellent terrain d’application. Il est clair qu’une bonne connaissance d’une telle cyclicité  dédramatiserait les choses et surtout éviterait de prendre des décisions sans connaissance du « paysage » propre aux années suivantes. Or, actuellement, les instances européennes souffrent considérablement de l’absence d’une telle grille, ce qui ne leur permet pas de profiter au maximum de certaines fenêtres ni de gérer au mieux les périodes critiques exigeant un leadership d’un type particulier, de nature plus primaire, ce qui peut passer par un certain culte de l’ »homme providentiel » plutôt que par la légitimité des élections primaires ou autres. Les élections ne sont pas nécessairement toujours la meilleure solution et elles doivent être tenues à des moments où le ciment collectif est le plus fort et le plus souverain, ce qui n’est pas toujours le cas, loin de là.   La croyance dans la justesse des votes  ne se justifie que lors de certaines périodes que nous qualifions de post-conjonctionnelles, c'est-à-dire faisant suite de peu à la conjonction de Saturne avec une des quatre étoiles fixes royales, ce qui n’est pas le cas des périodes dites pré-conjonctionnelles, comme celles que nous traversons ou nous apprêtons  à traverser sous peu, avec des symptômes comme le résultat des primaires à l’UMP ou le projet de référendum sur l’Europe Outre Manche (Saturne 6° Scorpion). On notera qu’il y a 7 ans, en 2005, ce fut le « non » français au Référendum sur la constitution européenne et l’on sait qu’en astrologie conjonctionnelle, les choses sont censées se reproduire, dans les grandes lignes, de sept ans en sept ans.  En 1963, De Gaulle refuse l’entrée de la Grande Bretagne dans le Marché commun, en période pré-conjonctionnelle.(Saturne 9° verseau) A contrario,  le passage à l’euro correspondit  à une période post-conjonctionelle tout comme d’ailleurs, en 1957, la signature du Traité de Rome..
Pour simplifier,  nous dirons que lorsque Saturne est en signe mutable, on est en phase post-conjonctionnelle, et en signe  fixe en phase pré-conjonctionnelle.. Quand il est en signe cardinal, il est en phase de transition.
Quand Saturne aura passé le cap de l’étoile fixe Antarès à 9° Sagittaire, on sera dans une nouvelle phase post-conjonctionnelle, soit d’ici deux ans et demi environ, les prémisses En attendant, nous allons traverser, une fois de plus, dans les prochains mois,  une période  qui sera marquée par un discrédit croissant, une déconsidération  des comportements  de masse (comme en 68), une méfiance  qui s’exacerbe à l’égard du peuple  et, par voie de conséquence, une revalorisation des élites/. C’est alors l’opposé de la formule Vox Populi vox Dei.  Ce qui se passe en Egypte, avec le rôle de plus en plus fort du nouveau raïs  plaide dans ce sens, de même probablement qu’en Italie avec Mario Monti, qui n’a pas été élu. Cela peut se comparer avec le remplacement en 76, sous Giscard,  de Jacques Chirac par Raymond Barre. En 1967, Moshé Dayan, peu apprécié du premier ministre, est appelé au gouvernement à la veille de la Guerre des Six Jours.  La possibilité de coups d’Etat, de putsch,   ne peut que s’amplifier en période pré-conjonctionnelle (ou disjonctionnelle). L’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981 correspond à une période post-conjonctionnelle. C’est le peuple qui vote l’alternance pour la première fois sous la Ve République mais deux ans plus  tard, la volonté populaire  apparait comme conduisant à la catastrophe, d’où un revirement  diligenté par Fabius. Il faut s’attendre prochainement à un revirement comparable, en 2013 avec Saturne sur la même position qu’en 1983, et également sous un président socialiste, ce qui générera une rupture avec le PC  et le Front de Gauche. En 1983, les ministres communistes avaient quitté le gouvernement.
On ne dit pas qu’il soit facile de se servir à bon escient de notre outil astrologique. L’outil existe. Reste à l’employer au mieux mais l’astrologue ne peut pas se mettre à la place d’un responsable. Il doit de se contenter de transmettre le mode d’emploi, ce qu’il ne fait pas aujourd’hui parce qu’en réalité,  l’outil prévisionnel  actuel  de l’astrologue est ingérable, il n’offre pas de récurrence viable à court terme.  En fait, la période qui vient  mettra à mal le consensus astrologique et disqualifiera  une certaine pratique astrologique collective, très féminisée – pour qui l’union fait la force et à n’importe quel prix-  ce qui sera précisément profitable à l’émergence d’un nouvel outil...
 
 
JHB
25/ 11/  12