De: Jacques Halbronn [teleprovidence@yahoo.fr]
Envoyé: vendredi 23 novembre 2012 20:07
À: dan
Cc: csafranc@yahoo.fr
Objet: nouvelle version Ancrage de l'astrologie
 
La  question du point d’ancrage en Astrologie
Par  Jacques Halbronn
 
On nous parle d’un cycle de 7 ans mais d’où part ce cycle, où doit commencer le décompte, de la naissance ? Les élections présidentielles américaines qui ont lieu depuis plus de deux siècles, sans discontinuer, tous les 4 ans, qu’est-ce qui justifie leur point de départ ? L’aléa ! Tout se passe comme si, miraculeusement, on pouvait ainsi installer quelque cycle et le perpétuer sans  que l’ancrage de ce cycle ait un quelconque fondement.
L’astrologie est-elle mieux lotie quand il s’agit de son mode de fonctionnement ? La plupart des astrologues accordent une grande importance à la date exacte de naissance, en quelque sorte à la minute près mais ce thème qui est ainsi érigé a-t-il quelque légitimité au regard des grands cycles célestes si ce n’est par extraordinaire quand on nait sous une configuration précise et remarquable ? Pour notre part – pour l’anecdote- nous sommes nés sous la conjonction la plus exacte précise, quasiment à la minute d’arc près entre le soleil et Jupiter (en sagittaire), la vitesse même du soleil rendant la chose encore plus rare. Tout le monde n’a pas cette chance mais il se trouve que nous n’y attachons guère d’importance ni de signification, comme le savent ceux qui suivent nos travaux. D’aucuns, ingénieusement, vont dresser le thème de la  nouvelle lune qui précéde la naissance, ce qui est moins individuel mais astronomiquement plus pertinent tout comme un transit n’est important, peut-on penser, dans un thème que si dans le ciel il est  alors  partie d’ une configuration remarquable, sinon on multiplie les transits à l’infini et l’on invente des configurations qui ne riment à rien..
Mais les astrologues ne sont pas au bout de leurs peines : quel est le point de départ du zodiaque ? Ils ne sont pas tous d’accord, à commencer par les atsrologues de l’Inde qui prônent l’Ayanamsa. On nous propose les conjonctions entre deux corps célestes mais il y a tellement de conjonctions, laquelle choisir ou faut-il les prendre toutes ? Les astrologues hindous préconisent les « dasas » qui sont des phases successives (le tout sur 120 ans)  associées chacune de façon conventionnelle, à une planéte ou à un nœud de la lune (Rahou et Kétou)  mais quelle est la valeur du point de départ de leur système ?
Il nous semble que rien ne soit plus crucial pour l’Astrologie que de déterminer son point d’ancrage sinon tout le systéme risque bien de tourner à vide. Or, c’est presque toujours là que le bât blesse et que tout est hypothèqué par cette lacune originaire. Cela devrait être au cœur de la recherche astrologique mais la plupart des astrologues croient que ce n’est pas là le probléme principal mais la qualité du découpage, de l’interprétation, comme si cela n’était pas fonction d’un point de départ. C’est effectivement un point que les astrologues sidéralistes ont soulevé mais qu’ont-ils à proposer si ce n’est une certaine étoile de la constellation du bélier, véritable pivot de tout  leur système ?Or,  qu’est ce qui légitime le choix de la dite étoile ? Explications confuses.
Bien évidemment, on va  nous répondre que c’est la Pratique qui prouve que le point de départ était le bon mais comment départager entre les pratiques des uns et des autres ?.
Nous voudrions mettre tout le monde d’accord en proposant notre propre système, celui de l’Astrologie Conjonctionnelle qui s’articule autour du chiffre 7 et l’on sait que Saturne est la planéte du 7. D’abord par son nom même, Saturne. Le septième jour étant le samedi (Saturday). Le Shabbat (sabbat) est le 7e jour et son nom est à rapprocher de l’hébreu et de l’arabe pour dire ce chiffre (Shéva, en hébreu). Pour que Saturne signifie 7, il faut diviser son cycle en 4 tout comme la Lune si l’on veut arriver à sept jours pour une semaine (hebdomadaire, hebdo est à rapprocher de hepta, sept, en grec), le mot semaine lui-même signifiant sept (en italien, settimana). Mais si l’on prend Saturne, comment ancrer son cycle ? On peut être tenté, comme nous avons été tentés de le faire, par le passé,  de nous servir des axes équinoxiaux et solsticiaux,  Saturne entrant ainsi en « conjonction » avec le début de chacun des 4 signes cardinaux. Mais ces conjonctions sont virtuelles : personne ne les voit. On peut aussi s’intéresser à la conjonction de Saturne avec une autre planète mais alors, on n’a plus le 7. Quel dilemme ! La seule façon d’en sortir, c’est de recourir aux étoiles fixes. Mais lesquelles ? La tradition nous pointe les quatre étoiles fixes royales (dont l’une est conjointe à notre conjonction Soleil-Jupiter (cf. supra). Evidemment, elles ne forment pas un carré absolument parfait, ce serait trop beau mais ce serait aussi suspect d’une simple projection mathématique. Disons que c’est un carré « naturel », de même que les 12   constellations zodiacales ne sont pas .égales entre elles, par exemple.
Chacune des conjonctions de Saturne avec l’une des quatre étoiles fixes peut servir de point d’ancrage pour toute chronologie astrologique. A partir de là, il n’est point besoin de calculs compliqués. Une fois que l’on a la date de l’une de ces conjonctions, il suffit d’ajouter ou de soustraire 7 ou un multiple  de 7 pour retrouver une configuration semblable aux mêmes effets. Mais  si cela vaut pour le « saut »- de 7 ans et 7 ans - d’une conjonction « royale » à une autre, cela peut tout aussi bien  convenir pour tout autre moment  du cycle.
Il est en effet des personnages dont le destin est plus évidemment associé à la « disjonction » qu’à la « conjonction ». On pense à Charles De Gaulle dont on peut suivre la carrière (cf. un récent téléfilm sur De Gaulle et Mitterrand)  à partir de 1940, de sept ans en sept ans –et surtout pas  depuis son année de naissance ! On connait l’appel du 18  juin 1940, Saturne se trouve alors à 9° taureau, au tiers du cycle de Saturne – on est donc loin de quelque conjonction « royale ». Mais justement De Gaulle  n’a pas un  profil « conjonction el » : il est à son aise en période de désordre, de dislocation. Il aura d’autres rendez-vous en 1961/62  et 1968 : l’affaire algérienne, le réferendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel d’une part,  les événements de Mai 68 de l’autre suivis d’une dissolution de l’Assemblée Nationale par De Gaulle et le triomphe aux législatives. Mais il y eut aussi, 1946/47 (départ de De Gaulle du gouvernement en espérant qu’on le rappellera très vite- ce qui ne se produit, d’où fondation du RPF (Rassemblement du Peuple français), le parti gaulliste)  et surtout 1954 qui fut une préfiguration de mai 1958 avec un grave débat sur la souveraineté de la France au sujet du dossier de la C.E.D, idée d’une armée europénne incluant la Bundeswehr allemande.. De Gaulle avait chois depuis plusieurs mois la date du 9 mai 54  pour en quelque sorte prendre le pouvoir en donnant rendez-vous à ses partisans place de l’Etoile. Mais un autre personnage providentiel  va empêcher De Gaulle de parvenir à ses fins, c’est Pierre Mendés France (PMF) qui devient Président du Conseil en 54, dans la foulée, et sans lequel la voie royale aurait été ouverte plus tôt  pour le général. En 1954, c’était le probléme indochinois et en 1958, le probléme algérien, dans les deux cas les soubresauts de l’empire colonial français. En 1961, De Gaulle devra affronter les partisans de l’Algérie Française qui l’avaient soutenu en mai 1958. Mais en 58, De Gaulle avait donné des gages à tout le monde « Je vous ai compris » (phase conjonctionnelle)  avant de jeter le masque trois ans plus tard. (temps disjonctionnel).
Petit crochet par la fin 2012 : à la suite de la confusion lors de l’élection du président de l’UMP,  on nous parle maintenant d’Alain Juppé, qualifié d’ »homme providentiel », ce qui est tout à fait typique de la phase de disjonction, qui conduit à la recherche d’un recours lorsque la dynamique démocratique est en panne de par son caractère à l’aveugle qui fait que l’on ne sait pas où l’on va et que le jugement des urnes est censé être sans appel.
On voit donc que par notre méthode, l’on peut pointer certaines dates moins connues que d’autres pour compléter le puzzle d’une biographie. Mais  pour ce faire, il faut disposer d’un outil astrologique simple et fiable qui guide la recherche alors que si souvent  l’astrologue se contente de se calquer sur des recherches antérieures et n’innove pas sinon par la méthode mais guère par les résultats.
L’astrologue est souvent en train de se demander par quel bout commencer, tant il a l’embarras du choix. Pour élire le cycle qui pourra servir à ses prévisions, d’aucuns partent d’une configuration du thème natal et entendent en suivre le processus tout au long de la vie du sujet.C’est donc le contenu du thème qui déciderait du vecteur cyclique à considérer. Pour notre part, ce qui se passe au moment de la naissance ne fait pas référence en astrologie prévisionnelle et donc pas davantage les révolutions solaires (solar return) ou de toute planéte revenant à la position natale ou en aspect avec elle (cf les travaux de Denis Garçon sur les révolutions de Saturne). C’est la personne qui s’inscrit dans un processus collectif et non l’inverse.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
JHB
21/.11/12