De: jacques halbronn [halbronn@yahoo.fr]
Envoyé: vendredi 23 novembre 2012 13:35
À: dan
Cc: csafranc@yahoo.fr
Objet: nouvelle version Astrologie et Cybernétique
 
Astrologie et  cybernétique
Par  Jacques Halbronn
 
Selon nous,  l’Humanité est comparable à un cerveau irrigué par une seule et même énergie. De même que nous sommes sensibles à l’alternance du jour et de la nuit  avec un mode de fonctionnement différent pendant le sommeil ‘(avec notamment la production onirique),  de même, nous le serions à d’autres signaux célestes, tels que les rencontres de Saturne et des étoiles fixes royales, non pas à titre individuel mais en tant qu’ensemble. Car le vrai sujet de l’Astrologie, ce n’est pas l’individu mais l’Humanité. L’astrologie n’a rien à nous apprendre au niveau de la  psychologie individuelle  mais elle a beaucoup à nous apporter du point de vue sociologique. Certes, quand la cybernétique  décline dans ses performances, c’est la dimension individuelle qui domine. Mais ce qui nous intéresse, ce sont les connexions qui lient les individus entre eux et dont on n’avait jusque là pas appréhendé le mécanisme, la dynamique.
Le véritable créneau de l’Astrologie, c’est bien l’étude des variations d’intensité  au niveau des connexions sociales. C’est ce que nous avons appelé, dans un précédent texte, le problème de la réactivité (stimulus-réponse).
En phase conjonctionnelle,  le tissu social est parcouru d’un très grand nombre de connexions, ce qui produit une forte grégarité, la concentration l’emporte largement sur la dispersion, tout se consolide, se renforce dans un processus plus centripète que centrifuge.
A contrario,  avec le déclin de la tension cybernétique, le ralentissement de l’attraction, de la gravitation sociale, les divisions, les clivages, les cloisonnements, les scissions  se multiplient du fait d’une perte « gravitationnelle ».
Comment expliquer l’existence d’un tel phénoméne ? Nous serions tous connectables et en interdépendance. Le processus atteint son maximum lors de la conjonction puis s’affaiblit progressivement et est au plus bas à l’approche d’une prochaine conjonction. C’est  alors que les individus échappent à l’attraction de la phase conjonctionnelle. Le courant ne passe plus : il y a déconnexion.
En 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous avions déjà développé un tel modèle dans lequel alternaient les temps d’ »unicité »(U) et ceux de « multiplicité » (M).(voir aussi le hors texte « Astrologie Sensorielle », in revue Cosmopolitan, fin décembre 1976), mais sur des bases astronomiques différentes.
Il resterait évidemment à expliquer comment une telle systémique a pu se mettre en place, il y a de nombreux millénaires. Quelle est la cause et quel est l’effet. Est-ce que ce sont les sociétés qui ont évolué vers un tel système ou est- ce l’existence d’un tel système qui sous tend l’existence des sociétés ? On peut se demander si certains sociétés animales (insectes (termites, abeilles) singes)  n’ont pas, finalement, été des expériences préparatoires avant d’en arriver aux hommes. La Terre serait un lieu d’expérimentation pour un monde extra-terrestre. Il aura fallu une technologie avancée pour pouvoir doter une espéce d’un cerveau –dont on s’accorde à souligner qu’il présente des potentialités dont on ignore en partie l’emploi. Notre cerveau serait ainsi capable de se connecter avec d’autres cerveaux, constituant ainsi une sorte de « chaîne » mais aussi de se connecter avec certaines configurations célestes (cf supra).
Sigmund Freud s’est intéressé  à la psychologie des foules (Gustave Le Bon)  dans ses Essais de Psychanalyse (Payot,1975)[1]. « La foule est un troupeau  docile, incapable de vivre sans un maître ». Nous pensons que l’Astrologie, sous la forme que nous pronons, peut singulièrement contribuer à la compréhension des processus collectifs et au rôle du chef. En se positionnant comme  l’étude des individus, l’Astrologie du XXe siècle aura brouillé son image, en un temps où le phénoméne des masses  interpellait les esprits.
 
 
 
JHB
22.11.12
 
 
 


[1] Cité par N. Tenzer,  Philosophie Politique,   Paris, PUF,  1994, pp. 479 et seq.